UN PEU D'HISTOIRE

Le vin de Saint-Pourçain en Auvergne depuis les Phéniciens.

Même si la légende fait remonter les origines du vignoble de Saint-Pourçain aux phéniciens, au V siècle avant JC, la découverte à Vichy d'anciens outils et instruments viticoles atteste de la culture de la vigne en l'an 50 avant JC par les Romains.
Par la suite, un certain Portianus, né au milieu du Vème siècle, devenu saint abbé de l'abbaye de Mirande (fondée en 286 par Saint Austremoine, premier évêque de Clermont), lui donnera son nom, ainsi qu'à la ville et au vignoble de Saint-Pourçain.
Au Moyen Age, les vins de Saint-Pourçain sont « exportés » par voie fluviale sur l’Allier puis la Loire jusqu’aux confins de l’Ile de France. La Cour de France et celle des Papes d’Avignon leur font une belle place sur leurs tables ; il ne se donne pas de grande fête sans les vins de la région.
L’accession à la Couronne de France de la famille des Bourbons, dont le Duché familial (le Bourbonnais) abrite le vignoble, donne alors aux vins de Saint-Pourçain une place prépondérante à la Cour.

Jusqu'à la fin du 18ème siècle, la culture de la vigne ne cesse de s'étendre pour atteindre alors 8000 hectares en Auvergne. La viticulture est alors la principale richesse de la région Auvergne.
Le 19ème siècle marque de longues et graves difficultés, c'est le siècle de la concurrence des vins de l'intérieur et des maladies nouvelles.
L'abandon de la navigation sur l'Allier et le développement des voies ferrées favorisent les vins méridionaux.
La viticulture perd alors sa place au profit des cultures céréalières et fourragères. A la fin du siècle, de même que dans toute la France, le phylloxéra n'épargne pas le vignoble d'Auvergne.
La vigne dans l’Allier connaît alors une grave phase de régression et manque de disparaître avant de renaître au début des années 80.

histoire1
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.